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Ma stratégie économique pour retrouver le plein emploi

Originally published by Nicolas Sarkozy on LinkedIn: Ma stratégie économique pour retrouver le plein emploi

Votre stratégie économique repose sur une baisse des impôts couplée à une réduction des dépenses. Pouvez-vous nous expliquer ce choix ?

La seule question importante est de savoir quelle doit être la stratégie économique qui permettra à la France de retrouver le plein emploi. C’est une stratégie en tous points différente de ce qu’on a vécu depuis cinq ans. Elle consiste effectivement à voter dans les trois mois qui suivront l’élection présidentielle un plan de réduction de la dépense publique de 100 milliards d’euros et de baisse des impôts de 40 milliards. Ces mesures seront votées immédiatement et concomitamment, j’insiste sur ce point. Il ne s’agit pas pour moi de baisser les impôts puis, plus tard, de voter les économies, ou inversement de commencer par un plan de rigueur sans rien faire pour baisser les impôts. Je veux que les deux soient votés en même temps, car l’un ne peut aller sans l’autre. C’est ce plan, et uniquement celui-là, qui nous permettra de créer un choc de confiance, de retrouver de la croissance, de baisser fortement le chômage, de réduire le déficit et la dette et de nous prémunir d’un risque de hausse des taux d’intérêt.

Y compris si cette stratégie entraîne, dans un premier temps, une dégradation de nos finances publiques qui nécessitera une discussion avec nos partenaires européens ?

Le prochain Président de la République, quel que soit son nom, héritera d’un déficit supérieur largement supérieur à 3 % du PIB en 2017. Gilles Carrez, Président de la Commission des Finances, dit qu’il sera à 4 % et le Haut Conseil des Finances Publiques l’a lui-même dit au Gouvernement, en infligeant un démenti cinglant au budget qu’il vient d’annoncer pour l’année prochaine. Pourquoi ? Parce que les chiffres sont tout simplement faux. Les recettes sont sur-estimées, les dépenses sous-estimées. Personne n’a vu la couleur des 50 Mds d’euros d’économies que François Hollande a annoncé en grande pompe en 2014. Au contraire il multiplie les nouvelles dépenses. La France est le seul pays d’Europe qui augmente le nombre de fonctionnaires, avec encore 14 000 postes créés en 2017, accroît la masse salariale de l’Etat de 4%, et nous en sommes, depuis janvier, à 10 milliards de dépenses nouvelles pour l’année prochaine. Cela veut donc dire que la négociation avec Bruxelles et nos partenaires européens sera le passage obligé pour tout nouveau Gouvernement en 2017. Ce n’est pas moi qui vais imposer la discussion. C’est la réalité des comptes que nous laissera François Hollande.